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Réunion Club Arkéa Capital, une soirée au musée pour parler de l’avenir

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Un musée pour évoquer les projets qui façonnent l’économie de demain ?
Pourquoi pas ! Car l’histoire de l’art est ponctuée de ruptures avec le passé, d’inventions, de sauts créatifs.
Jeudi 6 octobre, une cinquantaine de dirigeants, accompagnés par Arkéa Capital, s’est donc donnée rendez-vous au musée des beaux-arts de Rennes, pour la réunion club annuelle.

 


Au programme, une table ronde consacrée à la transition numérique et à la digitalisation de l’économie, où comment inventer les modèles qui seront des classiques dans un avenir proche.

Invités à s’exprimer lors de la table ronde, Hugues Meili, PDG de la société Niji, Loïc Hénaff, Président du Directoire de la société Hénaff, Alain Hippert, PDG de la société EDIIS et Matthieu Beucher, PDG du Groupe Regards, ont tous reconnu le caractère imprévisible de l’économie à l’ère du digital.
« L’économie du doute », comme l’a qualifiée Hugues Meili, oblige les entreprises à rester alertes. Fini le temps des experts qui prédisent avec certitude de quoi l’avenir sera fait. Le consommateur baigne dans un flot de services et d’applications accessibles depuis son smartphone qui modifient radicalement son comportement. Des mutations qui peuvent rendre obsolètes ou vider de leur richesse des modèles économiques hier encore jugés solides.

Un grand témoin prestigieux : Sébastien Bazin, PDG du Groupe AccorHotels, face
à la toute-puissance des sites de réservations en ligne (Booking.com / hotels.com) ou des comparateurs comme Tripadvisor, a dû repenser son organisation. Enjeu vital quand on sait que les commissions reversées à ces sites par les hôteliers sont passées de 10% à 25% en quelques années. Autres mutations : les professionnels sont mis en concurrence directe avec des particuliers qui louent leur logement grâce à des plateformes comme Airbnb. Sébastien Bazin regarde la situation en face : ces vagues d’innovations ne sont pas prêtes de s’arrêter et personne ne peut prédire quelle application va demain trouver grâce aux yeux des voyageurs. Alors comment faire ? Sébastien Bazin a partagé, en préambule de la table ronde, les initiatives engagées dans son entreprise. Premier constat, les startups ont des profils communs : elles démarrent d’une page blanche, leur marché est mondial avec des frontières gommées par le numérique, elles sont organisées en mode horizontal et non vertical. Le pouvoir n’est donc plus une question d’ancienneté ou de statut. Allégées d’une « histoire » avec laquelle composer, les startups se distinguent par l’âge des créateurs, ils ont tous moins de 35 ans. Une entreprise traditionnelle ne peut pas modifier son ADN, mais elle peut s’inspirer des startups. C’est pourquoi Sébastien Bazin a par exemple composé un comité exécutif parallèle dont les membres ont tous moins de 35 ans. Ce « shadow comex », 7 femmes et 6 hommes, est systématiquement sollicité pour avis, sur les mêmes sujets que les dirigeants du groupe. Car les plus jeunes ont une plus grande facilité à prévoir l’avenir.

Résumée par l’adage « je sais ce que je veux et je le veux maintenant », cette génération appréhende les besoins et elle sait comment les faire passer du rêve à la réalité, grâce aux potentiels du digital. Très vite. L’accélération du rythme du changement ne faiblit pas, le premier arrivé est le premier servi. La marque de pâté Hénaff a créé très tôt une page Facebook, elle compte aujourd’hui plus de 150 000 abonnés. Comme l’a souligné Loïc Hénaff, l’attachement à la marque bretonne est très fort.
Les consommateurs forment une communauté qui n’hésite pas à se retrouver dans la vie réelle pour des « garden pâté ». On peut être née en 1907 en pays Bigouden et tirer pleinement profit des nouveaux médias numériques !

L’une des clés consiste à voir ce que l’on possède (par exemple un réseau de 4000 hôtels dans 95 pays) en inventant une offre qui n’existe pas encore. Exercice de créativité auquel s’est livré AccorHotel pour imaginer quels services le Groupe pourrait procurer, non plus aux seuls voyageurs, mais aux millions de riverains qui vivent à proximité de ses hôtels ouverts 24h/24. Un exemple ? Vous prêtez votre véhicule à un ami mais vous êtes absent pour l’accueillir, vous pourrez demain confier en toute sécurité les clés et papiers de votre voiture à un réceptionniste de l’hôtel qui se chargera de les remettre en main propre à votre ami, quelle que soit son heure d’arrivée.

À l’issue de cette table ronde, les chefs d’entreprises ont pu prolonger les débats autour d’un cocktail ou en visitant, par petits groupes, les salles d’exposition du musée.

Précisions

Niji est une société de conseil spécialisée dans la transformation numérique des entreprises, qu’elle accompagne de l’idée à la réalisation technologique.

La société EDIIS est leader dans la fabrication et la commercialisation de documents fiduciaires et bancaires comme les chéquiers. Elle développe également des solutions dans l’archivage, la gestion et la diffusion des documents dématérialisés.

Le Groupe Regards est spécialiste de la formation en entreprises, il a récemment lancé une startup dédiée à la formation par le digital, Klaxoon, qui compte déjà des milliers d’utilisateurs dans 114 pays.