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Arkéa Capital Partenaire imprime sa marque

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Arkéa Capital Partenaire a investi 30 millions d’euros dans le groupe nantais Armor, l’un des leaders mondiaux de la chimie des encres et des technologies d’impression.

Il s’agit de la troisième opération d’envergure de la filiale de capital-investissement de long terme du groupe Crédit Mutuel Arkéa.Après son entrée au capital des groupes Le Graët et Paprec, Arkéa Capital Partenaire, créée en 2011, vient de finaliser sa troisième prise de participation en entrant dans le capital d’Armor, à hauteur de 30 millions d’euros. L’opération a permis à Hubert de Boisredon, Président d’Armor, et à l’équipe de direction de racheter la majorité du capital au fonds de participations industrielles Orfite. Les dirigeants détiennent désormais 56 % du capital et 71 % des droits de vote de l’entreprise.Une forme inédite de Capital Management Industriel et Innovation (CMII)

Cette prise de contrôle a revêtu une forme inédite de Capital Management Industriel et Innovation (CMII). Ce modèle, qui associe un capitalisme actionnarial et social, dans un esprit d’entreprise familiale, repose sur l’engagement personnel financier significatif de l’équipe de management, l’ouverture du capital à l’ensemble du personnel et le soutien de fonds d’investissement, dans une optique de long terme. Ainsi, les salariés pourront investir dans leur propre entreprise, en France par l’intermédiaire d’un FCPE (Fonds Commun de Placement d’Entreprise), et à l’étranger par la création d’une société ad hoc. Pour Hubert de Boisredon : « Il s’agit de continuer à construire durablement avec des investissements, dont le retour peut demander plusieurs années. Le fait que l’équipe de management, déjà actionnaire, ait décidé de réinvestir 100 % de son investissement et de compléter celui-ci par un versement complémentaire, est significatif de son engagement. Il en va de même pour Arkéa Capital Partenaire qui s’implique à nos côtés sur le long terme et qui croit en notre choix de gouvernance et en notre stratégie de développement ».

« En cohérence avec notre modèle de banque territoriale »

La philosophie de l’opération est en phase avec les gènes d’Arkéa Capital Partenaire : l’accompagnement d’un entrepreneur qui a réussi le redéploiement d’un groupe familial et qui souhaite s’inscrire sur le long terme, avec à la clé, le maintien du centre de décision de cette entreprise, leader mondial, en région. « Nous sommes fiers d’investir aux côtés des dirigeants pour mener à bien le projet entrepreneurial du groupe Armor, dont l’expertise industrielle est reconnue mondialement, souligne Jean- Pierre Denis, Président du Crédit Mutuel Arkéa. Cette opération illustre le positionnement d’Arkéa Capital Partenaire, investisseur patient, qui accompagne les entreprises de taille intermédiaire à fort potentiel, en pleine cohérence avec notre modèle de banque territoriale. » Rappelons que depuis 30 ans, le groupe a accompagné en fonds propres plus de 300 entreprises pour une enveloppe supérieure à 350 millions d’euros.

Un groupe ouvert à l’international

Fleuron du patrimoine industriel ligérien (la société a été créée en 1922), Armor s’est hissée au rang de leader mondial dans la fabrication et la commercialisation de consommables d’impression, sur les technologies du transfert thermique, du laser et du jet d’encre. À titre d’illustration : un code-barres sur deux en Europe et un sur trois dans le monde est réalisé à partir des films encrés conçus par Armor.

Sous l’impulsion de son équipe dirigeante, elle connaît, depuis 2004, une croissance rapide de ses activités grâce à une stratégie tournée résolument vers l’international et à une innovation technologique constante. En 2013, 75 % de son chiffre d’affaires a été réalisé à l’export et 30 % en dehors de l’Europe. L’entreprise applique avec succès le principe de la co-industrialisation qui consiste à produire en France et à aller chercher la croissance hors de France et d’Europe, où l’économie est atone, pour développer des emplois en France. Hubert de Boisredon : « C’est la mondialisation réussie, celle qui allie croissance durable et respect des valeurs humaines de l’entreprise. Nous fabriquons des produits semi-finis à Nantes, sur le site de La Chevrolière, et nous nous appuyons sur des unités de découpe industrielle réparties sur l’ensemble des continents, en France, en Chine, en Inde, à Singapour, au Brésil et aux Etats-Unis. Elles permettent de répondre aux besoins des clients locaux tout en limitant les impacts environnementaux des transports de marchandises. Nous pérennisons ainsi l’investissement et l’emploi sur notre site français ».

Un pionnier de l’économie circulaire

Pour Armor, le développement ne vaut, en effet, que s’il est partagé… et durable. Pionnier de l’économie circulaire, le groupe industriel est aujourd’hui reconnu comme le fabriquant européen de référence pour les cartouches laser recyclées. Le lancement d’un nouveau pôle d’activités autour du développement des énergies renouvelables s’inscrit dans la continuité de cet engagement. En lien avec plusieurs partenaires européens, Armor a, en effet, initié un projet industriel, intitulé « Beautiful Light Project », dédié aux films organiques photovoltaïques et qui ouvre un large champ d’applications. Demain, les voitures, les maisons, les vêtements deviendront des sources d’énergie de la vie quotidienne, grâce au soleil… et aux films Armor.

jean-pierre-denis-PDG-arkeaTrois questions à Jean-Pierre Denis, Président du Crédit Mutuel Arkéa

Pourquoi le Crédit Mutuel Arkéa, via sa filiale Arkéa Capital Partenaire, s’est-il engagé aux côtés d’Hubert de Boisredon et de son équipe ?
Arkéa Capital Partenaire a vocation à accompagner sur le long terme de belles entreprises, innovantes et à fort potentiel. Armor, comme les groupes Le Graët et Paprec précédemment, a le profil de ces belles ETI françaises. Le groupe Armor, mené par une équipe de management de haut niveau, s’appuie sur un outil industriel ultraperformant et diversifié, ce qui lui permet de générer une croissance régulière et pérenne de son activité, avec un fort développement à l’international.

Quel est le positionnement d’Arkéa Capital Partenaire par rapport à votre autre filiale Arkéa Capital Investissement ?
Elles sont complémentaires. Arkéa Capital Partenaire, qui dispose d’une capacité d’investissement de 400 millions d’euros, a vocation à intervenir sur le long terme (10 ans ou plus) aux côtés des dirigeants de grandes entreprises, dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 voire à 100 millions d’euros, et pour des tickets supérieurs à 10 millions d’euros. Arkéa Capital Investissement a, quant à elle, vocation à prendre des participations de 1 à 10 millions d’euros sur des durées plus courtes. Chacun de ces véhicules participe au dynamisme économique de nos territoires en contribuant au maintien de l’emploi et des centres de décision en région.

Après Armor, avez-vous d’autres projets à court terme ?
Nous sommes actuellement en négociation aux côtés de Joseph Le Mer, le dirigeant de Sermeta, pour l’accompagner dans la reprise du contrôle de son groupe et organiser la sortie de l’actionnaire principal actuel, le fonds américain Carlyle. Joseph Le Mer va ainsi redevenir le principal actionnaire du groupe qu’il a créé il y a plus de 20 ans et qui occupe aujourd’hui une place de leader mondial dans la conception et la production d’échangeurs thermiques en acier inoxydable pour chaudières gaz à condensation. C’est en quelque sorte, « un retour au pays » pour cette société finistérienne qui emploie 600 salariés et réalise un chiffre d’affaire de près de 190 millions d’euros.

Ces belles ETI partagent un même engagement en faveur du développement durable, du recyclage et de la transition énergétique en consacrant chaque année une part importante de leur budget aux dépenses de R&D. Elles préfigurent l’économie de demain.

Chiffres clés de ARMOR
> 1900 collaborateurs dans le monde dont 600 en France
> 24 filiales dans le monde
> 9 sites de production
> 1,6 millions d’euros investi par an pour la protection des personnes et de l’environnement
> 217 millions d’euros de chiffre d’affaires
> 75% réalisés à l’export et 30% en dehors de l’Europe
> 65 millions d’euros de capitaux (capital et quasi capital)